mardi 27 octobre 2009

Les pieds de Bob Corn






















Tiziano Sgarbi plus connu sous le nom de Bob Corn est un merveilleux être humain (je n'avais jamais vu quelqu'un danser sur The New Year avant lui).
Ses concerts sont un mélange de chansons tristes et d'anecdotes amusantes délivrées dans un anglais qui sent fort l'Italie.
Allez le voir, il passera forcément près de chez vous un jour ou l'autre.
(et vous comprendrez le titre de ce post)

jeudi 17 septembre 2009

She's got the radio active and it makes me feel ok

WOUH YEAH ! http://crookedrain.com

ROUTE DU ROCK 2009 : JOUR 3

Contre toute attente, ce dimanche va s'avérer être la meilleure soirée du festival.

Ça démarre avec un après-midi new-yorkais au palais du grand large.
Telepathe est pour moi synonyme de déception depuis la sortie de leur album produit par David "Mr Propre" Sitek et restera le groupe d'un seul maxi.
Formation repliée, les deux jeunes femmes occupent 2m² de la scène.
Entourées de synthés, séquenceurs et percus, on s'aperçoit vite qu'on va avoir droit à un concert karaoke. Ne jouant que quelques mélodies et lançant quelques samples à coup de baguette, elles auraient pû éviter la location d'un camion en n'amenant qu'un cd avec elles.
Ca n'aurait pas changé grand chose. c'est donc l'album qui déroule, débarrassé du son clinquant de David "Swiffer" Sitek.
Pas mal pour des filles de 14 ans.
On s'endort autour de moi, je ne suis pas le seul à ne pas être passionné.

Le salut viendra avec l'arrivée de Gang Gang Dance.
Concert impeccable malgré un public bridé par les fauteuils de la salle, on a envie de bouger mais on ose pas. Le concert démarre lentement avec Vacuum, lente progression répétitive et instrumentale. Les nappes de synthé entendues sur l'album sortent en fait de la guitare, surprenant.
S'ensuivront de nombreux nouveaux morceaux assez excellents entre zouk égyptien et cold wave progressive. On aura même droit à ce qui fut le seul rappel de tout le festival (et public debout en prime). Des concerts comme ça, j'en veux tous les jours.

S'en suit une course contre la montre pour rejoindre le Fort et ne pas louper Bill Callahan.
On arrive au moment où il entame Bathysphere le classique de Smog que je ne voulais pas louper. Bon la version est pas terrible mais l'homme se rattrapera vite avec le reste du concert largement issu du dernier album.
Bill fait des petits mouvements rapides avec ses genoux en guise de show, ce mec est vraiment coincé... Mais terriblement talentueux, pour qui aime les cordes qui pleurent et les voix graves (dans tous les sens du terme).
Ravi d'avoir enfin pu mettre la main sur une de mes passions de jeunesse (ah Forgotten Foundation, Wild Love, The Doctor Came at Dawn...).

Suit Andrew Bird.
Je ne connais quasiment rien du bonhomme, les quelques écoutes de ses albums ne m'ayant jamais accroché. Ça se veut pop et un brin festif et un brin ennuyeux...-> galette saucisse time !
A retenir une reprise de Smog, sympa l'hommage.

Une de mes grosses attentes du festival était Dominique A.
Ça me fait tout drôle d'écrire ça car il y a 6 mois c'était loin d'être le cas : fan de la première heure, j'avais lâché le bonhomme quand il était entré dans un vrai studio avec la Mémoire Neuve (1995 ? déjà ?).
Seulement, le dernier album où il renoue avec une approche bricolée, m'a totalement conquis.
Et me voilà quasiment au premier rang du concert solo (avant une tournée en groupe) que M. Ané va donner devant un fort bien rempli.
Une boite à rythme, un synthé, une guitare, il s'en tire admirablement bien et je découvre avec plaisir tout une partie de sa discographie. Pour La Peau, par exemple est une tuerie, chargée de disto furieuse. J'adore. Un concert vraiment rock, court (à peine une heure), donné au courage (des oiseaux ?).

Grizzly Bear est aussi très attendu.
Déjà vus il y a deux ans (très bon concert), et avec un nouvel album prenant la formule gagnante du premier album et la poussant plus loin, je n'attends rien de moins que le top du top.
A part l'arrivée sur scène digne de Spinal Tap (plus d'électricité sur scène au moment où ils débarquent !), je ne serai pas déçu : bons musiciens, son parfait, jeu de scène sobre (tous les 4 en ligne), et chansons exécutées de mains de maitre.
Quel sens de la montée, de la retenue, de l'explosion !
Ça chante merveilleusement bien, les guitares sont crades, ce n'est jamais chiant, et le public est conquis par ces jeunes types qui semblent contents d'être là sans se la jouer.
Chapeau bas.

Ce sera pour moi la conclusion de ce festival attachant (on oublie Simian Mobile Disco et leur jeu de scène stupide : "on pose toutes les machines sur une table ronde et on court autour en tripotant tous les boutons"). Une bonne cuvée dans l'ensemble, on reviendra.

PS : on a dû re-souffler dans le ballon avant de partir le lundi midi, ah les festivals bretons !

vendredi 4 septembre 2009

KING OF POOP

Bon maintenant qu'il est bel et bien enterré, entre nous : c'était quand même bien craignos Michael Jackson, non ?



mercredi 2 septembre 2009

ROUTE DU ROCK 2009 : JOUR 2

Deuxième jour, le beau temps est au rendez-vous, on zappe les concerts de l'après-midi pour se la couler douce sur la plage, chopant même des "petits" coups de soleil.

Pas de chance, beaucoup de monde a eu la même idée que nous et on passe pas loin d'une heure en voiture pour parcourir les 10 kilomètres jusqu'au Fort.
Pas de chance bis : l'ordre de passage de St Vincent a été inversé avec celui de Papercuts. On loupe le set d'Annie Clark qui au dire de certains était très bon.

Pas de chance ter : Papercuts c'est nul. Ou plutôt c'est chiant, pop/folk mollassonne menée par un barbu aux cheveux gras. Rien à voir, rien à écouter.
Cette soirée est la plus faible du festival et ça se confirme avec Camera Obscura et leur pop certes sympathique mais bien trop sucrée à cette heure.
Direction le stand de galette-saucisse !

Suivent The Kills.
On attend rien du duo qui squatte plus les magazines people que musicaux ces derniers temps.
Les disques sont très banals mais il parait que leurs concerts sont excellents. Ah ?
C'est pas faux, on se laisse prendre par le gros son, la simplicité des morceaux et le sens du show.
Faut dire qu'on était en manque de grosse guitare aussi !
Ils ont en plus le bon goût de ne pas jouer trop longtemps, parfait.
(bon j'ai réécouté le dernier album à la maison, je confirme : c'est bien en concert)

Puisqu'on est dans le show, la transition avec Peaches est facile.
Là on est carrément dans l'extravagance avec mauvais goût à tous les étages.
Des costumes hideux, un groupe de hard rock casté dans un film porno, jeux de lumière kitsch à mort et concert scénarisé.
Les morceaux sont du même accabit (Shake yer dix !), beats minimalistes, synthés foireux, solo interminable.
Tout le monde a detesté... sauf moi ! Je la trouve sympa cette Peaches.
Faut dire que Benny Hill me fait rire aussi...

La fin de soirée est réservée à Four Tet.
Seul avec ses machines, il déroule les morceaux de "Ringer" dans des versions assez fidèles.
C'est très bien mais à cette heure-là, il me faut autre chose que la musique pour tenir le coup.
Il n'y a rien à regarder et c'est bien dommage (l'éternel problème de l'electro en live ?).
Dodo, après soufflage dans ballon (pas cette fois les gars !), demain grosse journée.

vendredi 28 août 2009

ROUTE DU ROCK 2009 : JOUR 1






















St Malo, ta forteresse, ta galette saucisse et ton temps capricieux...

Arrivés la veille sous le soleil, on croise les doigts pour que le beau temps dure tout le festival (des souvenirs de Blonde Redhead sous la pluie nous hantent encore).

16h : on pénètre dans le palais du grand large (quel nom pompeux) pour récupérer notre pass et notre t-shirt (le logo des Ramones détourné).
Le festival commence avec un artiste que j'ai envie de voir depuis longtemps très longtemps (tout là-bas quand j'étais encore lycéen) : Mark Kozelek.
L'homme est seul avec sa guitare classique. Il balaie un peu toutes les périodes de son répertoire (Red House Painters, Sun Kil Moon...) ainsi que de nombreuses reprises comme à son habitude. La voix si particulière, baignée de reverb est bien présente mais le jeu de guitare a considérablement évolué, tout en arpège désormais, allant jusqu'à se risquer dans des espagnolades un peu ardues.
C'est très beau mais un peu redondant au bout d'une heure. Un spectateur du premier rang s'est endormi, Kozelek le prend à la rigolade.
Il faut dire que les fauteuils sont confortables.

Très sobre, très classe, il laisse la place à Marissa Nadler.
Alors elle, par contre, elle n'hésite pas à en rajouter dans les roucoulades avec sa voix trainante.
Les chansons sont d'une lignée folk/country des plus banales. 3 morceaux et on se casse.

Direction le fort de St Père à une dizaine de kilomètres d'ici pour la soirée noise du festival.
On arrive et le temps de passer toutes les formalités (les jetons pour la bibine !) Crystal Stilts est déjà sur scène.
Mouais ça a pas l'air terrible, l'axe garage/Velvet c'est pas nouveau.
On en profite pour faire une reconnaissance des lieux, c'est dingue comme c'est petit ce festoche en fait.

On retrouve les copains fraîchement débarqués en Bretagne et on prend place devant Deerhunter.
Je ne vous cacherai pas mon ennui à la simple évocation de ce groupe (ils avaient même remporté la palme du concert le plus chiant du Primavera 2008).
Pourtant ce soir, j'ai décidé de leur laisser leur chance (chuis quand même un chouette type au fond, hein ?).
Ca commence pas mal, ils jouent les rares titres que j'aime le plus au début (les plus pop) puis ça dégénère. Bradford Cox a l'air sympa (quoique je sais pas en fait) mais il a la voix la moins passionnante du rock actuel, une sorte de plainte de petit garçon perpetuelle.
En plus, ses lignes de chant sont souvent calquées sur celles de la guitare (j'aime pas).
Les morceaux tournent à la pseudo-expérimentation-branlette même pas jouissive soniquement parlant. Ce groupe sonne mal.
Un pet de moucheron comme déflagration.

Heureusement les vétérans de Tortoise arrivent pour nous dégourdir les jambes.
Quel sens du groove ! Cérébral le groove quand même mais capable de superbes envolées.
John Herndon est un putain de bûcheron !
A peu près tous les albums sont abordés pour le plaisir des connaisseurs.
Deuxième fois que je les vois en 10 ans, toujours au top.

Place à la tête d'affiche de cette édition : My Bloody valentine.
Vus l'année dernière au Zénith (concert devenu quasi mythique pour sa fin en queue de poisson), on attend pas grand chose de plus de Kevin Shields et sa bande.
On sait qu'on va en prendre plein les oreilles, qu'on devra chanter dans sa tête pour entendre les voix et que Kevin ne devrait pas transpirer.
Tout juste ! Le même concert avec les mêmes morceaux dans le même ordre et une fin à la hauteur cette fois.
Quelle puissance sonore quand même, quelle déraison...
Comme pour cacher les superbes morceaux joués derrière une masse sonique.
Et si c'était ça la vraie timidité ?

Après une pause assez longue, A Place To Bury Strangers prend place et fais exactement le contraire de MBV avec des ingrédients identiques.
Plus axé sur Jesus & Mary Chain,leur set est résolument rock'n'roll avec baston de guitare et stroboscopes non-stop. Fun.
Et salutaire après la chape de plomb MBV.

The Horrors ayant annulé (provoquant la colère de l'organisation pas tendre avec les petits branleurs anglais) c'est Snowman (entre Liars et Nick Cave parait-il) qui doit terminer la soirée.
Mais suite à des problèmes de camion, le groupe n'arrivera au fort qu'à 2h29 pour un concert prévu à 2h30.
On a pas la force d'attendre et on rentre se coucher en évitant le contrôle gendarmier de rigueur.
10 km plus loin, on entend les australiens faire leur raffut. Qu'est-ce ça devait être pendant My Bloody !

mercredi 5 août 2009

Cruauté virtuelle









Réseau social mon cul !

lundi 27 juillet 2009

J'aime les arbres et le ciel bleu






vendredi 10 juillet 2009

Piiictuuure Boook


























lundi 22 juin 2009

Mix pépère samedi soir

neil young - everybody knows this is nowhere
harry nilsson - gotta get up
badly drawn boy - once around the block
Yo La Tengo - Autumn Sweater
jah division - dub will tear us apart
The Dodos - Fools
built to spill - joyride
the halo benders - don't touch my bikini
Why - rubber traits
tortoise & bonnie prince billy - cravo e canela
the eleventh hour - the team that never wins
liars - houseclouds
Enon - disposable parts
Antelope - The flock
modest mouse - dashboard
animal collective - my girls
The Pharmacy - WAYDWYL
the make up - gospel 2000
ned - voices in the sink
de la soul - the magic number
johnny boy - you are the generation...
les savy fav - patty lee
the rogers sisters - freight elevator
Test Icicles - Circle Square Triangle
the rapture - house of jealous lovers
!!! - heart of hearts
depeche mode - photographic
the faint - worked up so sexual
the normal - warm leatherette
the who - i can't explain
The Mabuses - Kicking A Pigeon
css - alala
Gang Gang Dance - Princes
Frustration - Too Many Questions
architecture in helsinki - heart it races
the Wedding Present - Falling